Les étudiants au centre de la vie universitaire
Notre UFR n’a de sens que si elle est au service des étudiant.es et en dialogue permanent avec elles et eux. Les 5 valeurs phares de notre programme devront guider toutes nos actions en ce sens.
Démocratie : parce qu’il nous importe de faire des étudiant.es de véritables acteur.trices de la vie politique sur le campus en instaurant un dialogue renforcé et permanent avec les associations étudiantes – 21 sur le site d’Aix-en-Provence en ALLSH – et les collectifs et syndicats étudiants, en les associant bien plus étroitement aux préparations des conseils d’UFR, dont ils deviendront de véritables acteurs et actrices, et où ils et elles pourront- et devront – proposer des débats thématiques. Nous leur proposerons des groupes de travail collectifs et pluripartites pour améliorer la vie sur le campus : solidarité, espaces verts, mobilité, actions culturelles et sociales…. Nous garantirons la liberté d’expression, de réunion et de tractage sur l’UFR ALLSH hors périodes électorales, dans le respect des valeurs d’humanisme et de tolérance. Nous augmenterons les espaces d’affichage, installerons des boîtes à idées dans l’entrée de chaque bâtiment et proposerons aux étudiant.es de participer à l’aménagement des espaces de convivialité (notamment la salle aquarium, certes déjà équipée mais qui manque de vie et d’animations régulières par les associations étudiantes) et d’habiller les couloirs de fresques, expositions temporaires et autres réalisations collectives.
Évolution : en luttant contre les effets pervers et les laissé.es pour compte, les « Sans fac » de la sélection via Parcoursup, la précarité étudiante croissante, notamment avec l’augmentation des frais d’inscription et des loyers CROUS ; nous prendrons des mesures d’aide sociale et d’accompagnement, particulièrement des étudiant.es étranger.es ou néo-arrivant.es, souvent perdu.es dans nos services, voire sans domicile. Un dialogue soutenu avec le CROUS sera ouvert pour obtenir des hébergements d’urgence pour ces étudiant.es en grande détresse. Nous interagirons également avec les associations et les institutions locales (municipales et départementales mais aussi la sous-préfecture) pour constituer un véritable réseau solidaire pour les étudiant.es.
Mémoire : parce qu’il nous importe de tenir compte des erreurs passées, et de tirer le bilan de l’absentéisme étudiant exponentiel au CUFR, et de la tentation du désengagement politique et du découragement, voire de l’abandon, de beaucoup qui ont le sentiment d’être incompris.es mal renseigné.es ou mal considéré.es. Pourtant, l’enquête « Les étudiants d’Aix Marseille Université et l’engagement » menée pour amU auprès de 5190 étudiant.es en novembre-décembre 2025 par l’Ifop et la Fondation Jean-Jaurès, atteste d’une « rupture de dialogue entre les jeunes et nos représentants ». Rupture constatée également par le Président Berton qui affirme la nécessité pour amU de « porter un projet de réconciliation et de dialogue ». 67 % des étudiant.es interrogé.es sont personnellement engagé.es, particulièrement chez les étudiant.es d’arts, de lettres de langues et des sciences humaines (70 %) : engagement pour la défense de l’environnement, des droits de l’homme, des droits LGBT, lutte contre le racisme, le sexisme, la stigmatisation, les violences faites aux femmes, etc. L’optimisme individuel global des étudiant.es interrogé.es est tempéré pour 23% d’entre elles et eux par un sentiment de solitude, plus marqué sur la Campus d’Aix-en-Provence. L’offre de soins et les services de santé représentent une thématique jugée particulièrement prioritaire par 85 %, en particulier chez les étudiant.es des campus marseillais (87 %) et chez les femmes (90 %). Enfin, concernant le rapport aux institutions, le rapport témoigne chez les étudiant.es d’une demande forte de lisibilité, de proximité et de cohérence entre discours et actions publiques.
À nous de rendre visibles l’engagement et ce dialogue citoyen avec les étudiant.es lors des journées des associations et d’événements thématiques préparés en cours, en concertation entre étudiant.es et enseignant.es, et avec les associations dédiées à ce thème, notamment ASC pour les projets solidaires et interculturels, BDE Anthropo’Sphère, BDE Arts du spectacle, BDE de musicologie, BDES ALLSH, Pratik Teatr, Hist’Etudes, LALEAM, LAZOS Franco Latinos amU , Courant d’Art… pour les manifestations artistiques et culturelles, et l’Association du Master d’Études européennes, APSYTO, le bureau des étudiant.es LEA, Declic, Psycaid, QueeramU pour les actions d’information, d’orientation et d’accompagnement.
Apaisement : par une circulation plus fluide des étudiant.es entre divers sites (EGGER, droit, Cube, INSPE, MMSH, site Schuman et Saint Charles), avec des actions facilitatrices pour la mobilité douce et le covoiturage, et par la création d’espaces de rencontre, de convivialité et de discussion plus nombreux grâce à l’installation de bancs, de transats sur les espaces verts, et l’installation de distributeurs et de micro-ondes dans chaque bâtiment. Nous engagerons aussi, via un grand sondage étudiant, une réflexion sur la notion d’espace et de proximité et recueillerons leurs besoins en termes d’accompagnement par la scolarité (avec la création d’un guichet unique) et les BAP.
Inclusion : de tou.tes les étudiant.es, notamment étranger.es ou en situation de handicap, de tou.tes les IATSS et de tou.tes les enseignant.es-chercheur.es en assurant une meilleure articulation entre formations, services (scolarité, BAP) et dispositifs d’accompagnement (mission handicap, Atypie friendly, aspiegirls, SUIO), afin que l’inclusion ne soit pas un principe abstrait mais une réalité concrète. Nous étendrons les dispositifs de tutorat étudiant pour les personnes avec handicap et les étudiant.es étranger.es.
Nous lutterons contre la précarité étudiante par des actions concrètes :
– l’installation, après celle de la nouvelle épicerie solidaire ouverte au Cube, d’une friperie et d’un dépôt-vente de meubles solidaires qui pourraient générer de petits emplois étudiants,
– l’organisation d’une grande bourse aux livres et aux vêtements par semestre,
– l’organisation de « tandems » et de tutorats permettant aux étudiant.es d’échanger les compétences, hors de tout échange financier, et aux étudiant.es de L2, L3, master, concours et doctorat d’accueillir et de guider les néoarrivant.es souvent perdu.es dans les services.
Nous œuvrerons enfin pour un nouveau départ en travaillant avec les étudiants.e à enrichir la vie culturelle sur le campus,
En utilisant les financements CVEC jusqu’à présent très peu exploités pour améliorer la vie étudiante sur le campus.
En organisant un événement phare par semestre autour d’une thématique élaborée en concertation avec les étudiants.e et les départements arts et musicologie.
En proposant une scène ouverte hebdomadaire sur le parvis d’EGGER.
En travaillant de concert avec des associations (planning familial, violences faites aux femmes, assistance juridique, lutte anti-harcèlement, prostitution étudiante…) à des actions d’information et de prévention sur la sécurité, la nutrition, la santé, les droits étudiants. Nous entretiendrons pour ce faire un dialogue soutenu avec la présidence pour développer encore les services de santé, notamment l’assistance psychologique sur le campus.
Au-delà de sa fonction de formatrice de citoyens et citoyennes actifs et actives et d’êtres éclairés et ouverts sur le monde, notre UFR doit devenir un véritable lieu de vie, de rencontres, d’échanges et une pépinière de projets créatifs et fédérateurs pour bâtir la société de demain ; nous nous engageons à mettre toute notre énergie au service de cette cause qui fait le sens de notre métier d’enseignant.es et enseignant.es-chercheur.es, de l’engagement de nos personnels et qui garantira à nos étudiant.es une intégration réussie dans notre Université et notre UFR.