Une UFR à vocation internationale

L’UFR ALLSH joue un rôle essentiel dans la politique internationale de l’Université d’Aix-Marseille. Cela pour plusieurs raisons. Cela tient en premier lieu à la nature des disciplines qui l’animent. L’ouverture à l’histoire des lieux et des peuples, aux cultures, aux langues et aux littératures françaises et étrangères place le rapport à l’Autre au premier plan de l’enseignement et de la recherche dans nos domaines d’études. Pour toutes les Facultés, construire des ponts pour dialoguer avec d’autres universités et avec d’autres instances culturelles sur l’échiquier international représente une activité nécessaire pour la circulation des savoirs et des avancées dans l’enseignement et dans la recherche. Mais pour nous c’est le fondement à partir duquel penser l’épistémè de nos disciplines. Par conséquent, la dimension internationale de notre UFR n’est pas seulement un ensemble d’activités corollaires à ce qui nous occupe in situ. Mais c’est avant tout l’espace apprivoisé au fil du temps par les collègues qui ont fait l’histoire de notre Faculté et qu’il faut continuer d’habiter et de cultiver comme le patrimoine immatériel qui rend signifiant notre être ensemble. Les relations internationales de notre Faculté donnent du sens à notre « être ensemble », un « ensemble » de nous, enseignant.es, enseignant.es-chercheur.es, étudiant.es et personnels de l’UFR ALLSH avec les collègues et les étudiant.es étranger.es que nous recevons et à qui nous rendons visite. C’est l’inestimable richesse de faire du rapport à l’Autre le sens et la motivation de nos activités scientifiques, pédagogiques et administratives.

Nous proposons un programme de « Relations Internationales » pour bâtir une UFR qui accueille l’avenir les bras ouverts et conserve la mémoire de ses actions et de ses désirs avec assurance. Parmi les projets internationaux qui montrent les directions que pourraient prendre la formation et la recherche dans notre Université existent au moins deux exemples qui dynamisent nos pratiques :

– d’un côté l’Alliance CIVIS dont le projet a été, surtout au départ, timidement accueilli dans notre Faculté et qui néanmoins a su répondre aux attentes de nos étudiant.es, des enseignant.es-chercheur.es et du personnel ALLSH,

– de l’autre, TÉTHYS, Consortium des Universités Méditerranéennes, qui est en plein essor et qui est à peine connu dans notre Faculté.

Pour CIVIS, nous nous engageons à accompagner davantage les collègues, les étudiants et les personnels qui souhaitent s’impliquer dans l’Alliance de diverses façons : en continuant à informer, en participant en tant que gouvernance à toutes les manifestations organisées par l’Alliance lorsque cela est possible de façon à concevoir des projets à l’intérieur desquels faire de la place aux dynamiques transversales de formation et de recherche qui sont déjà porteuses à l’intérieur de l’Alliance. Les nouveaux défis auxquels celle-ci se propose de répondre concernent l’Apprentissage par le service ou encore la recherche participative. Nous proposerons des formations qui permettront la compréhension de ces nouveaux enjeux du travail universitaire et surtout qui suggèrent et insufflent les moyens pour continuer de travailler sur les problématiques qui nous occupent en faisant usage de ces nouveaux espaces d’investigations.

Pour TÉTHYS, il est urgent qu’une Faculté comme la nôtre, qui fait de la Méditerranée un enjeu géopolitique et géocritique important de nos formations et de nos activités de recherche, soit au courant des possibilités de financement offertes par le Consortium et les saisisse.

Cela sans oublier le travail accompli jusqu’à présent par nos collègues pour établir des contacts, des conventions, des coopérations avec les universités du Moyen-Orient et de l’Asie, avec les universités d’Amérique du Nord et du Sud, avec les Universités de l’Afrique. Nous leur sommes reconnaissant.es. Ce travail doit être reconnu et valorisé. Les relations internationales doivent constamment être entretenues et cela de façon institutionnelle par des échanges réguliers, fussent-ils seulement courtois et diplomatiques. Nous aurons soin des autres, celles et ceux qui nous ont déjà rendu visite et qui continueront de le faire et celles et ceux qui vont arriver et que nous accueillerons du mieux que nous pourrons. Nous serons présent.es. Nous accueillerons officiellement les enseignant.es-chercheur.es, les étudiants.e et les personnels internationaux.

Pour ce faire, la direction des Relations Internationales de notre Faculté travaillera à l’unisson avec la direction de la formation et de la recherche parce que nous sommes persuadé.es qu’il est impossible de concevoir une formation et une recherche qui ne fassent pas la plus ample place possible à la dimension internationale, et parce que le rayonnement international est bien une affaire de notre communauté tout entière.