Pour la formation : l’engagement au service de la réussite et l’orientation des étudiant.es
Les candidats, les adhérents et les sympathisants de la liste « Demain ! » croient dans une université démocratique, une université pour toutes et tous. Cela implique un engagement particulier dans le domaine de la formation : nous nous accrochons à concevoir un projet universitaire et des pratiques pédagogiques qui puissent donner à chacun.e étudiant.e une formation selon ses besoins et qui demande de chacun.e étudiant.e de profiter de l’offre de formation de manière libre, indépendante et selon ses possibilités et envies. C’est pour cela que nous visons une palette de formations plus libre et souple, avec des parcours et outils de renforcement et d’accompagnement, pour mettre tous les étudiants en mesure de profiter d’une véritable expérience universitaire, et aussi avec des parcours intensifs et d’approfondissement (double parcours, parcours interdisciplinaires notamment en licence, parcours internationaux, parcours renforcés et d’excellence).
Tout cela ne pourra se faire que dans un climat d’apaisement et de dialogue dans toutes les directions possibles. L’UFR ALLSH devra accompagner la politique d’amU pour une véritable mise-en-œuvre du droit aux études supérieurs, en mettant tous les étudiants en mesure de profiter le plus sereinement possible des années universitaires.
Nous serons attentif.ves à organiser l’accueil de nos étudiant.es dans des conditions respectueuses de tou.tes, et notamment à poursuivre les efforts faits ces derniers temps sur l’encadrement des étudiant.es étranger.es et des étudiant.es aux besoins spécifiques. Les services qui en sont chargés sont extrêmement sollicités, et doivent savoir que nous serons à leur écoute.
Dans une période de réduction des moyens et de disparition de postes, nous sommes convaincu.es que, plus que jamais, il faut défendre nos pratiques pédagogiques : évaluer nos filières et nos formations afin de les faire évoluer, et les maintenir au mieux. Dans ce contexte, nous nous engageons à organiser la prochaine campagne d’accréditation dans un souci constant de dialogue et d’accompagnement des équipes pédagogiques et des responsables de formation, dans une logique de transparence des modalités de calcul et de gestion des enveloppes budgétaires de chacune des formations. Nous nous engageons à ce que ce travail se fasse dans le respect strict de la pluridisciplinarité qui constitue la richesse de l’offre de formation de notre UFR.
Nous devons poursuivre et renforcer une réflexion élargie sur l’orientation et la réussite de nos étudiant.es. De nombreuses recherches ont été menées au sein de notre UFR ces dernières années grâce notamment au projet DREAM-U. Nous souhaitons mener une politique d’accompagnement à la réussite de nos étudiant.es qui s’appuie davantage sur les résultats de ces recherches et renforcer la visibilité et le rôle de certains de nos projets et services comme notamment le SUIO, les projets PANORAMA et PEPITE pour penser l’orientation de nos étudiant.es.
Dans une période de réduction des moyens et de disparition de postes, nous sommes convaincu.es que, plus que jamais, il nous faut défendre les petites disciplines, notamment en langues, qui font la richesse de notre UFR ; évaluer nos filières et nos formations pour assurer la bonne orientation et la réussite de nos étudiant.es ; les maintenir au mieux, quand c’est dans l’intérêt des étudiant.es ; donner plus d’élan aux formations interdisciplinaires, entre départements et entre composantes. Nous nous engageons à être également aux côtés des disciplines plus importantes afin de prendre en compte l’ensemble de leurs spécificités, soutenir et préserver la richesse de leur pluridisciplinarité parfois méconnue, et les accompagner dans leur organisation et leurs besoins.
Ces dernières années, les outils numériques ont pris une place de plus en plus importante dans nos méthodes d’enseignement. Ces nouvelles conditions méritent d’être soutenues et développées, mais elles doivent aussi faire l’objet de discussions sérieuses afin de mesurer l’impact qu’elles ont sur l’apprentissage de nos étudiant.es. Comment mieux gérer le développement de l’intelligence artificielle, par exemple, et la façon dont elle retentit sur l’évaluation et nos pratiques pédagogiques ? Une discussion collective doit s’engager à ce propos, en comité des études et en conseil d’UFR. Elle doit être articulée à une réflexion sur la recherche, qu’engagera dans le même temps le.la VD Recherche et Prospective mais surtout les VD disciplinaires, afin que les réflexions et actions menées soient ajustées aux spécificités des quatre secteurs de l’UFR ALLSH.
Nous nous engageons à respecter rigoureusement la liberté pédagogique des enseignant.es et enseignant.es-chercheur.es de l’UFR ALLSH, toujours au service d’une transmission académique respectueuse des sensibilités de chacun, de la liberté d’opinions et du développement du sens critique de nos étudiant.es.
La vie des départements est de plus en plus marquée par des contraintes que nos collègues estiment désormais intenables, et nombre d’entre elles et eux peinent à élire une direction dans ce contexte. Nous pensons que la seule solution est de constituer des départements qui puissent rassembler des forces suffisantes afin que toutes les responsabilités soient réparties de manière uniforme et selon les exigences de tous. La structure actuelle, avec des départements qui comptent deux ou trois titulaires et d’autres avec plus de cinquante, est incohérente et demande une réflexion sur notre avenir institutionnel. Bien sûr, la restructuration envisagée ne sera pas imposée : elle se fera dans la concertation et avec l’accord des parties concernées, qui doivent toutes y trouver leur intérêt.
Dans le domaine de la formation, la formation continue constitue un champ essentiel mais négligé depuis quelques années. Essentiel, car il est un moyen d’articuler nos formations, et la recherche sur laquelle elle s’appuie, avec la société civile. En cela, elle est un marqueur du rôle qui est le nôtre dans la société, moins visible dans nos disciplines qu’il ne l’est pour d’autres, comme la santé, les sciences ou la technologie qui sont directement perceptibles et davantage valorisées. Il y a donc là un levier de légitimité qu’il faut utiliser pleinement. Essentiel aussi car il y a dans ce domaine matière à dégager des financements, des partenariats avec des structures qui ont besoin de nos compétences. Pour autant, lors des dernières mandatures, la formation continue a, au mieux été laissée en déshérence, au pire a fait l’objet d’attaques, notamment de règlementations qui ont souvent nui aux formations et ont fatigué les équipes pédagogiques et administratives, sans résultat que négatif. Si nous pensons que la formation continue ne doit pas être un poids financier pour notre UFR et pour amU, nous savons aussi que ces formations, proches du monde du travail et de la société civile, ne peuvent se développer et perdurer que par la souplesse qui leur permet de s’adapter à leur public. Vouloir calquer le recrutement (E-Candidat) et le fonctionnement (calendrier) sur le modèle universitaire de la formation initiale, c’est ajouter de la contrainte là où il faudrait au contraire s’adapter aux besoins spécifiques de chaque formation. Dans cet esprit, nous serons à l’écoute de ces impératifs, plutôt que d’imposer verticalement des contraintes inutiles. Dans cet esprit, nous mènerons avec la gouvernance d’amU un dialogue pour défendre la spécificité de nos formations, de leurs publics. Nous aurons aussi à cœur de susciter et d’accompagner les projets de formation continue, en nous appuyant sur un service dont la compétence et l’efficacité sont reconnues et dont il faut saluer le travail dans des conditions qui n’ont pas toujours été les meilleures.